
Qu'est-ce que la sous-traitance électrique et électronique industrielle ?
Ce métier regroupe deux familles de compétences complémentaires : l'électricité industrielle (câblage d'armoires, intégration d'automatismes, installation d'équipements de puissance) et l'électronique (conception et fabrication de cartes électroniques, assemblage de composants, test fonctionnel). Ensemble, elles couvrent tout ce qui, dans un équipement industriel, relève du pilotage, de l'alimentation en énergie ou du traitement du signal — par opposition à la structure mécanique qui le porte.
Les techniques et procédés
Le câblage d'armoires électriques
Assemblage et câblage d'armoires de commande et de puissance selon un schéma électrique donné, avec un niveau d'exigence élevé sur le respect des normes de sécurité et la traçabilité du câblage — un point de contrôle fréquent lors de la réception d'un équipement industriel.
L'assemblage de cartes électroniques (CMS et traversant)
Report de composants sur circuit imprimé par soudure à refusion (CMS, composants montés en surface) ou par soudure traversante pour les composants plus volumineux. La fiabilité du process de soudure et le contrôle automatique optique sont déterminants pour la qualité finale de la carte.
La conception électronique
Développement de schémas électroniques, routage de circuits imprimés, choix de composants — une compétence souvent associée à un bureau d'études électronique, distincte de la fabrication proprement dite mais fréquemment proposée par le même prestataire.
L'intégration d'automatismes
Câblage et raccordement d'automates programmables, de capteurs et d'actionneurs, en lien direct avec les métiers de la machine spéciale — l'électricien industriel intervient souvent en sous-traitance d'un intégrateur de machines.
Le test fonctionnel et le contrôle qualité électronique
Vérification du bon fonctionnement des cartes ou équipements assemblés avant livraison : test en continuité, test fonctionnel sous tension, vieillissement accéléré pour les applications critiques.
Les secteurs qui font appel à cette expertise
- Automobile : câblage embarqué, cartes électroniques pour équipements de contrôle.
- Aéronautique et défense : électronique embarquée à haute fiabilité, exigences de traçabilité composant par composant.
- Énergie : armoires électriques de puissance, intégration de systèmes de gestion d'énergie.
- Bâtiment industriel : câblage d'installations électriques de sites de production.
- Médical : électronique embarquée dans les dispositifs médicaux, exigences réglementaires strictes.
Comment choisir son sous-traitant en électricité, électronique
- La certification des opérateurs de soudure électronique, en particulier pour les applications critiques où la norme IPC-A-610 fait référence.
- La capacité de traçabilité composant par composant, essentielle en aéronautique, défense et médical.
- L'habilitation électrique des intervenants pour les travaux de câblage industriel sur des équipements de puissance.
- La capacité de test fonctionnel en interne, qui évite les allers-retours coûteux en cas de non-conformité détectée tardivement.
Certifications à vérifier
La base reste l'ISO 9001, complétée par l'IPC-A-610 pour la qualité de soudure des cartes électroniques, EN 9100 pour l'électronique aéronautique, habilitations électriques réglementaires (norme applicable selon le pays et le niveau de tension) pour les intervenants en câblage industriel.
Questions à poser avant de contractualiser
- Les opérateurs de soudure sont-ils certifiés IPC ou équivalent, et à quel niveau d'exigence ?
- Comment est assurée la traçabilité des composants utilisés, notamment sur les approvisionnements critiques ?
- Quels tests fonctionnels sont réalisés avant livraison, et les rapports sont-ils fournis systématiquement ?
- Le sous-traitant peut-il intervenir à la fois sur la conception et la fabrication, ou seulement sur l'une des deux ?
Tarifs et délais moyens
Le coût dépend fortement de la complexité du schéma électrique ou de la carte électronique, du nombre de composants et du niveau de test exigé. Quelques repères, délibérément bas de marché :
- Le câblage d'une armoire électrique simple peut démarrer à quelques centaines d'euros hors composants, selon la densité de câblage.
- L'assemblage d'une petite série de cartes électroniques simples peut démarrer à quelques dizaines d'euros par carte, hors coût des composants et frais de programmation de la ligne de production.
- Les délais varient de quelques jours pour un câblage simple à plusieurs semaines pour une carte électronique complexe nécessitant un approvisionnement de composants spécifiques.
Un avertissement toutefois : le coût des composants électroniques est très volatil et pèse souvent plus lourd dans la facture finale que la main-d'œuvre d'assemblage elle-même.